12/04/2013

Petite histoire de la cravate.

Rayée, unie, à pois, en tricot, en soie, version club ou slim : la cravate est peut-être, derrière son aspect formel et conformiste, l’apparat masculin le plus universel qui soit. Porté par des millions d’hommes, des écoliers indiens aux banquiers d’affaires de Londres, impossible de faire l’impasse sur ce bout de tissu passé autour du cou. Véritable symbole de l’élégance masculine ou accessoire guindé, retour sur l’histoire de ce foulard hautement traditionnel.

The Satorialist


A l’origine, la cravate n’était autre qu’un ruban de soie noué autour du cou par un régiment de hussards croates du 17ème siècle, enrôlés par Louis XIII. D’où la déformation du terme « croate » en « cravate ».  
Mais contrairement à ce que l’on lit la plus part du temps, la cravate serait bien plus ancienne et remonterait même en 247 avant J-C.

C’est en 1974 que des ouvriers chinois à la recherche d’une source, seraient tombés sur le tombeau du premier empereur chinois, Qin Shihuangdi, entourés de plusieurs milliers de soldats, 7500 précisément, fabriqués en terre cuite, tous parés d’un foulard noué autour du cou. 




A Rome également, on retrouve les traces de son ancêtre à travers les légionnaires romains qui portaient une sorte d’écharpe en laine ou en soie autour du cou, appelée focalium, pour se protéger du froid.


Cependant, la mode du port de la cravate en Europe semble bien débuter au 17ème siècle. La cour de France se met à délaisser les jabots de dentelle et autres fraises encombrantes, au profit d’une bande de tissu enroulée autour du cou et nouée sur le devant, laissant tomber les deux extrémités de part et d’autre. Cet attribut vestimentaire prend alors une valeur symbolique et sociale, certains s’en servent pour arborer leur statut et faire état de leur richesse, d’autres pour afficher leur tendance politique à l’aide de rubans de couleurs. 

Louis XIII

Ce « plastron » de soie, de lin ou de dentelle devient alors très populaire, en particulier chez les parisiens. 


Louis XIV et sa cour le font rayonner aux yeux de toute l’Europe, grâce à des cravates très coûteuses de plus en plus raffinées.  Le roi Soleil est à l’origine du métier de « cravatier », celui-ci devant choisir et ajuster la cravate du roi.

Louis XIV
Au XVIIIème, c’est au tour du « stock » de faire son apparition. Haut, rigide et encombrant, ce collier-foulard porté par les militaires de l’époque, réalisé à partir de crin de cheval et recouvert d’un tissu et d’une cravate, était extrêmement désagréable. A l’origine de nombreuses blessures et d’évanouissements parmi les soldats, il connaît de nombreuses variantes et évolue considérablement durant cette période. 

Mais c’est  George Bryan Brummel au XIXème en Angleterre, surnommé « The Beau », qui sublime le port du costume et celui du jabot. Il invente un nouveau style plus simple, composé d'un pantalon, d'un gilet et d'une veste ou d'une redingote, portés sur une chemise dont le col est agrémenté d'une cravate. Tandis que les français ne jurent que par les foulards très bouffants à la Garat, Brummel sublime les cravates blanches aux nœuds complexes et aux tissus précieux.  

George Brummel
Une mode qui, après avoir connu un succès fulgurant en Angleterre, s’exporte outre-manche et dans toute l’                Europe.

A partir des années 1900, la femme se met elle aussi à porter l’ornement masculin. La cravate devient la Régate ou l’Ascot et ressemble de près à celle que nous connaissons aujourd’hui : une longue bande d’étoffe nouée autour du col de la chemise. En 1924, un cravatier new-yorkais du nom de Jesse Langsdorf, eu l’idée brillante de couper la cravate en diagonale et de l’assembler en trois parties pour en simplifier l’usage et la rendre plus solide. 

Aujourd’hui la cravate est un accessoire usuel du vestiaire masculin. Son usage reste néanmoins cantonné au costume de l’habit professionnel ou cérémoniel. Certains considèrent cet ornement comme quelque chose d’inutile et d’inconfortable, d’autres comme le symbole d’une tradition élégante et d’un conformisme inéluctable.

The Satorialist

Elle a finalement peu évoluée ces dernières années en matière de forme et de coupe, si ce n’est sa largeur qui s’est légèrement réduite, pour donner la cravate « slim » (moins de 8 cm). Il existe deux procédés de montages : l’assemblage et le sept plis. Ce dernier privilégie une réalisation sans coutures à l’aide d’un pliage de 7 rabats aux extrémités de la cravate.







10/04/2013

J'ai testé : la coiffure en 15 min et 15 euros!

Se faire coiffer en un temps record? C'est la promesse de 365c, une équipe de professionnels capables de vous sublimer en 15 minutes chrono. Exit donc les salons guindés et les prix volumineux, la mise en beauté se fait en corner (Le Bon Marché) ou dans les enseignes de beauté (Beautymonop), pour seulement 15 euros!
Samedi, à l'occasion d'un évènement particulier, j'ai décidé de tester ce concept novateur.
Sur simple rendez-vous par mail, j'ai bénéficié d'une coiffure ultra sophistiquée, choisie parmi leur collection pointue.

Voici quelques exemples:




Et voilà le résultat:




L'enseigne propose ainsi plusieurs formules :

- 15 € pour une coiffure incontournable
- 25 € pour une coiffure avant-gardiste
- 20 € pour une mise en forme (effet lisse, bouclé, ondulé)
- 10 € pour un recoiffage minute

 Il existe également une version "mariage" avec 2 essais durant 45 min pour 69 €, ou 3 essais durant une heure pour 94 €.

Retrouvez toutes les informations sur le site de 365c.fr

22/03/2013

Miroslava Duma


Silhouette ultra lookée et détails soignés, Miroslava Duma c’est un peu le caméléon de la mode. Il faut dire que la rédactrice russe ose à peu près tout : robe stabilo ultra courte, plastron coloré et précieux, plateformes coutures XXL, elle porte à merveille les tenues les plus improbables et les plus créatives. Toujours à l’affût des tendances et des dernières nouveautés, elle twiste tous les styles avec une habilité déconcertante. Démonstration. 






08/03/2013

DIY: Le collier-plastron customisé

ETHNIQUE-CHIC



Après tant de compliments chaleureux sur mon collier « made in home » ou presque, j’ai décidé de vous dévoiler comment personnaliser un plastron, pour lui apporter une signature originale et personnelle beaucoup plus trendy.


Pour commencer il faut vous munir de deux trois petites choses comme :

_ Une base de « travail » telle qu’un collier plus ou moins court acheté chez H&M, Zara, Clair’s ou autres grandes enseignes peu chères (pour ma part le mien vient de chez Forever 21). Privilégiez un support doté d’une chaîne avec des maillons ou des anneaux pour que vous puissiez y accrocher vos perles plus aisément.

_ Ensuite il vous faut au minimum une pince ronde et une pince plate à bijoux.

Les 3 pinces de base pour la fabrication artisanale de bijoux

_ Quelques « tiges » avec boucles de la même couleur de métal que votre collier de base.

_ Et bien sûr des grosses perles de nuances et de formes différentes pour agrémenter votre création.



Vous trouverez tous ces supports dans les magasins créatifs tels que Créaloisirs, Loisirs et Création, Tout à Loisirs (50 rue des Archives Paris 4) ou encore la Droguerie (9-11 rue du Jour Paris 1er). 
Ma préférence va pour la boutique Tout à Loisirs où le choix des perles est plus important et la sélection bien plus intéressante que dans les autres magasins.
Vous avez aussi la possibilité de trouver cela sur internet, pour des prix sans doute plus avantageux.

Une fois votre collier et vos perles dénichés, commencez par enfiler la première perle sur une tige en métal, avant de refermer l’extrémité par la même « courbe fermée » initiale, en tordant la tige avec votre pince ronde. 



Ensuite, procédez à la même opération avec une autre perle, après avoir ouvert légèrement la boucle d’origine pour relier les tiges entre elles. Pensez à bien refermer cette même boucle en la resserrant avec votre pince plate.

Une fois cet assemblage effectué, vous n’avez plus qu’a faire la même chose pour attacher votre « montage » au collier d’origine. Ouvrez légèrement les boucles des deux extrémités pour les relier à un maillon ou un anneau du collier de part et d’autre. 



Et voilà opération terminée ! 

04/03/2013

Inspiration du moment


Parmi mes nombreux hobbies obsessionnels, je suis une grande prêtresse des objets anciens purement décoratifs (passion transmise par ma mère), qui n’ont généralement aucune fonction.
Il y a un mois, j’ai craqué pour ce globe ancien chiné dans une petite brocante atypique de la rue des Martyrs à Montmartre. A l’origine, cette « cloche » en verre exposée dans la chambre ou la pièce à vivre, généralement sur la cheminé, était destinée à recueillir la couronne de la mariée de 1850 jusque dans les années 30. Une pratique oubliée de nos jours même si le globe n’a jamais été aussi populaire (surtout les copies! Grrrrr….).
Pour ma part, j’ai choisi de le décorer avec une bouteille en verre soufflé et de parsemer sur le socle en bois, des pièces en métal, des micros perles en argent et des gouttes facettées de pierres précieuses.
Voici le résultat…