02/06/2013

Un livre lu: Luxe & Co, comment les marques ont tué le luxe.


Qu’est-ce que la notion de luxe aujourd’hui ? C’est la question que pose Dana Thomas dans son ouvrage intitulé Luxe & Co, comment les marques ont tué le luxe.



Une enquête profonde et déroutante au cœur de l’industrie du luxe, qui dévoile les dérives des grandes marques parties à la conquête des masses, oubliant ainsi leur mission originelle, qui est d’offrir aux riches des produits exceptionnels.

Depuis ces 30 dernières années, entre volonté de profits, rentabilité et réduction des coûts, certains magnats du luxe ont transformé une expérience extraordinaire, celle de s’offrir un produit unique en son genre, en quelque chose d’insipide et de profondément triviale.

Achetez un sac Prada, Gucci ou Louis Vuitton revient désormais à s’offrir une part de rêve bardée de logos, reconnaissable entre tous, visible aux poignets d’un nombre considérables de femmes, à un prix qui dépasse largement sa qualité de fabrication.

Sacs Louis Vuitton, Tokyo

« Aujourd’hui les marques de luxe sont trop accessibles, trop uniformes et le service trop prosaïque » (Tom Ford).
Le merchandising et le marketing ont engendré une conformité et une standardisation exacerbées, au point d’en oublier le cœur du métier, ce qui était à l’origine même de l’artisanat français : un produit d’exception, disponible en très peu de quantité.
Le créateur Tom Ford prend l’exemple fort du fast-food: « C’est comme chez McDo : le merchandising et la philosophie qui se trouvent derrière tout ça sont très similaires. Vous avez droit au même hamburger et au même service dans tous les McDonald’s. Comme chez Vuitton ». 



Fred Hayman, le fondateur du magasin Giorgio Beverly Hills, précise même : « à une époque faire ses achats à la boutique Gucci de Beverly Hills était une expérience extraordinaire. Aujourd’hui ce n’est qu’une boutique Gucci comme les autres ».

Mais au-delà de l’uniformatisation du secteur, l’auteur dénonce cette course effrénée du résultat, des bénéfices et du rendement face à des actionnaires toujours plus exigeants. La production à moindre coût est devenue le souci majeure des ces entreprises où l’étiquette d’origine n’a plus grande valeur.

Certaines maisons ont choisi d’économiser en utilisant des matières premières moins chères ou en supprimant les doublures de certains vêtements, d’autres se sont tournées vers un endroit ou la main d’œuvre est « abondante » et particulièrement attractive : la Chine.

Aujourd’hui un sac à main de luxe portant la mention « Made in Italy » ne signifie pas qu’il est été entièrement fabriqué en Italie. Car, comme nous l’affirme l’auteur, « les marques ont leurs petites astuces pour éviter l’étiquette Made in China ». Certaines font fabriquer la partie la plus importante de l’article en Chine, puis elles fixent les anses ou les semelles en Italie, d’autres carrément arrachent l’étiquette « Made in China » pour la remplacer par une « Made in France ».


 « Même Muccia Prada reconnait que les produits Prada ne sont pas bien fabriqués, que les tissus ne sont plus d’aussi bonne qualité, que tout était mieux à son époque ».

La cupidité semble donc être la suprématie absolue.

Seules quelques grandes marques s’efforcent de conserver un luxe intime où qualité d’exception et artisanat authentique sont les chefs de file, à l’instar d’Hermès ou Chanel. L’un avec ses sacs Kelly ou Birkin, l’autre avec ses roses centifolia de Joseph Mul à Grasse, pour son célèbre N°5.


 « Au fil des années, ces deux sociétés ont acheté ou soutenu des maisons de luxe anciennes et traditionnelles qui conçoivent des produits exceptionnels (…), pas simplement pour en tirer un bénéfice mais pour leur permettre de continuer d’exister. Chez Hermès, on peut citer notamment le bottier John Lobb, les cristalleries Saint-Louis, l’orfèvrerie Puiforcat (…). Chanel possède une filiale, Paraffection chargée d’acquérir et de sauver des petites entreprises françaises respectées qui, depuis des années, fournissent de l’artisanat d’art à la haute couture ».

Face à ce constat désobligeant, quelques créateurs, jeunes designers ou parfumeurs excédés par cette perte d’intégrité et de valeur, que Diana Thomas définit comme les « réfugiés du luxe », ont entrepris de monter leur propre maison.

Christian Louboutin

Christian Louboutin, le créateur de chaussures de luxe en est l’illustration parfaite. A la fois dessinateur, concepteur et seul propriétaire de sa marque, le chausseur français est réputé pour ses modèles glamour à la qualité irréprochable. Il ne fait aucune publicité, ni de marketing et vend environ 100 000 pairs par an fabriquées exclusivement en Italie. 
Sa société semble bien petite face aux autres. Mais Louboutin est formel : « Quand je vois ces hommes qui créent des marques pour faire de l’argent (…) j’ai le sentiment de n’avoir rien en aucun avec eux. Le luxe vous permet de rester proche de vos clients et de faire des choses que vous savez qu’ils aimeront. C’est une question de subtilité et de détail. Une question de service. (…) Le luxe n’est pas le consumérisme. C’est éduquer l’œil à percevoir cette qualité particulière ».

Boutique Christian Louboutin

Finalement le luxe, ce n’est pas un produit de masse ordinaire couvert de labels et de logos, dépourvue de toute qualité et destiné à un marché intermédiaire. Le luxe c’est quelque chose d’extraordinaire, d’exclusif et d’unique. Il faut prendre son temps pour offrir ce qu’il y a de plus précieux.  

THOMAS Dana, Luxe&Co, comment les marques ont tué le luxe

24/05/2013

Shopping rose


La mode voit la vie en rose cet été. Mais attention pas un rose tendre ni poudré version été 2012, non il s’agit bien là d’un rose franc, direct voir flash. De quoi doper nos dressing et enflammer les silhouettes. Démonstration. 



La manchette Anne Thomas

Photo: www.annethomas-eshop.com
Manchette Casper d'Anne Thomas, 145 €

Les slipper Zara


Slipper en cuir Zara, 49,95 €


Le vernis corail Dior


Photo : Dior.com
Vernis Rivera de Dior, 21,70 €

Le maxi-plastron de Maje

Photo : Maje.com

Collier plastron à franges Maje, 95 €

Le chapeau Eugenia Kim
Photo : net-à-porter.com
Chapeau de soleil en papier toyo mélangé et plumes Honey, 310,96 € sur net-a-porter

Le plastron coloré Maje


Photo : Maje.com

Collier pastron Maje en perles et coquillages, 125 €

Le collier court Mango
Collier court mélangé tissu et métal Mango, 29,99 €

Le sac fushia & Other Stories
Sac & Other Stories, 95 €


07/05/2013

Découverte

Je veux un tatoo! Oui mais juste le temps d'une petite crise...

Tatouages éphémères et pas ringards : BLOOM


Photo : Bloom

Planche BLOOM 9,50 €

Planche BLOOM 9,50 €

Disponibles chez Merci, Bonton, Alpha Beta et plein d'autres boutiques encore. Rendez-vous sur le site :  BLOOM

06/05/2013

Spot gourmand


Antoine de Montmartre

Source : Antoine de Montmartre

Après Le Moulin de la GaletteLe Chamarré Montmartre puis Le Clocher, le célèbre chef Heerah nous offre une quatrième table gourmande et audacieuse en plein cœur de la butte parisienne : Antoine de Montmartre. Mur de briques, parquet en bois clair, chaises hautes colorées et ambiance design accueillent une cuisine métissée, faite d’épices singulières et de mélanges savoureux.

Source: Antoine de Montmartre

L’amatrice que je suis n’a pas résisté au menu découverte « Tapas », 2 entrées, 2 plats, 2 desserts en mini portions, le tout pour 45 €/pers. Entre le jambon de wagyu coupé finement, le tataki de thon de la madrague de Cadix, le cabillaud en croûte de chorizo divin et les croquettes de chocolat au cœur coulant, c’est une avalanche de plaisirs.

Antoine de Montmartre, 102 ter rue Lepic, 75018 Paris – 01.53.09.23.93 - Ouvert 7/7jours de 12h00 à 15h00 et de 18h00 à 23h00. Le samedi en continu de 12h00 à 23h00.